Quand le miteux devient poétique

Dans le métro, un musicien à l’accent venu des balkans se lance. Je suis en train de lire un très bon livre d’Edmund White et je me bouche les oreilles.

– Pour…
Et dzim, dzim, dzim

– Pour les enfants.
Et là, une étrange version de la danse des canards

– Pour les adultes, de la musique tzigane
Et dzim, dzim, dzim, la musique toujours aussi expédiée accompagne un chant superbe.

– Et maintenant Mauttttzzzaaaarrrte
J’ai alors partagé avec la jolie jeune fille assise à côté de moi un éclat de rire étouffé.
Et dzim, dzim, dzim, la petite musique de nuit version tgv.

Et puis je ne sais plus quoi. Et il s’est promené pour récolter des pièces et a expliqué à des petites mémés qui se la pétaient que non, ce n’est pas Chostakovitch qui avait écrit de la musique que lui avait piquée les tziganes, mais l’inverse.

J’ai mis des sous dans son petit gobelet et il m’a souhaité une éternité de bonheur et de belles choses. 

Je ne sais pas si j’aurais tout ça, mais, pas de doute, il m’a offert un des plus jolis moments de ma journée. Et abandonner quelques instants la lecture d’un livre appellé « the flaneur » pour cueuillir quelques instants plaisants, quoi de plus normal !

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