Plus je plonge dans le 2.0, plus Lily mac Bread plonge dans le protocole

Hier en fin d’après-midi, après avoir passé ma journée à discuter web 2.0 pour préparer le café des usages avec des djeuns qui ont l’âge d’être mes enfants et me donnent l’impression de dater du néolithique, je suis rentrée à la maison où j’ai retrouvé avec bonheur mon chéri qui a le bon goût d’être né quelques années avant moi.

Mon répit fût de courte durée. J’avais des invités, un jeune couple d’ amis de la jolie Lili. Emma veut faire du planning stratégique et finit sa maîtrise, Vincent travaille dans une agence web et souhaitait venir discuter avec moi de la quatorzaine des réseaux sociaux. Heureusement, miss Lili, notairesse stagiaire, s’était jointe au duo.

Et notre conversation qui allait de la com aux geekeries a été coupée de délicieuses pauses où notre exploratrice des mondes du passé nous croquait avec sa verve habituelle l’univers désuet de l’étude dans laquelle elle évolue avec  une certaine délectation. Ma joyeuse épicurienne se métamorphose aux heures ouvrées en notairesse compassée,  attachée aux formules rituelles, alambiquées et patinées par les ans ainsi qu’à une certaine étiquette.

– Ah, non, si je laissais faire mon client, on se tutoierait !
– C’est dingue, je lui envoie un mail et je termine par  » veuillez agréer, cher Monsieur, l’expression de ma considération respectueuse et tu sais ce qu’il met comme formule pour me répondre ?
– Non. Cordialement comme tout le monde ?
– Même pas, il termine par cdt. Cdt, tu te rends compte !

Ptdr !

Ps : le client trop décontracté de la formule a 60 ans et la notairesse stagiaire tout juste 24.

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