Depuis quelques jour, j’ai du mal à trouver le sommeil le soir et un peu de mal à émerger le lendemain.

Ce matin, je suis arrivée encore embrumée dans le salon où mes deux fils attendaient avec impatience que je leur fasse des crèpes.

Je n’avais pas encore complètement ouvert les yeux que mon chéri me questionnait :
– Elles sont où les petites confitures ?
– Je les ai cachées.
– Je m’en doutais !

Et il m’a regardée avec l’air de n’en penser pas moins sur ma mesquinerie.

Je ne suis pas mesquine, mais après plus de quinze ans de cohabitation avec un gourmand glouton au bec très sucré, moi qui suis une gourmande mesurée, calculatrice, de petit appétit et qui n’aime le sucré qu’en des moments bien précis, j’ai fini par apprendre à me défendre.

Je planque pour ne pas être déçue en retrouvant vide l’assiette où j’avais gardé le dernier petit bout de gâteau que je me faisais une joie de déguster avec mon café une fois la table débarrassée et la cuisine nettoyée ou les petits pots de confiture entièrement vides au moment de déguster mes tartines matinales !

Heureusement pour moi, mes fils, pas plus mesurés que leur père en matière de gourmandise, sont nutellivores. La confiture ne les intéresse pas. Parce qu’ils l’auraient trouvé, eux, ma planque et ils ne m’auraient pas fait de remarque !

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